Nos actions |

AIDES, Sidaction, Solthis, Solidarité Sida et Coalition PLUS sont solidaires et partenaires de la campagne "Robin des bois" pour la taxe sur les transactions financières (Oxfam, ATTAC et d'autres associations qui soutiennent la campagne).
Une taxe CONTRE la spéculation et POUR le développement
Pour lutter efficacement contre les dérives de la spéculation, il faut la taxer. Instaurer le prélèvement "Robin des bois") à hauteur de 0,05 % sur l'ensemble des transactions financières (actions, obligations et produits dérivés) découragerait les opérations indésirables qui déstabilisent les marchés agricoles mondiaux. Et protègerait par là même les populations paysannes et les plus pauvres, premiers exposés à la faim.
Si la Taxe Robin des Bois s’affiche comme la bête noire des spéculateurs, elleest en même temps la meilleure réponse au développement. D’après les experts, la TTF (Taxe sur les transactions financières) pourrait rapporter entre200 et 300 milliards de dollars par an au niveau mondial(1), soit suffisamment pour débarrasser le monde du sida(2), de la faim, de l'illettrisme, et régler lesautres urgences sociales et environnementales de la planète.
Une taxe unilatérale ou rien
La taxe Robin des Bois, fruit d'un impossible accord entre les Etats ? A tous sesdétracteurs une seule chose à répondre : nul besoin d'attendre un quelconqueconsensus international ! Même le FMI en convient dans un rapport paru en
mars(3). Car plusieurs Etats n'ont pas attendu pour la mettre en place demanière unilatérale. Par ex., en Grande‐Bretagneune TTF mise en place par
Margaret Thatcher s'applique sur les actions d’entreprise britanniques. Et
elle rapporte près de 5 milliards de dollars par an. A titre de comparaison,
étendue en France aux obligations et produits dérivés français, une telle
initiative engrangerait près de 10 milliards d'euros par an. L'Assemblée Nationale a appelé le 14 juin dernier le gouvernement à taxer les
transactions financières. AIDES, Sidaction, Solthis, Solidarité Sida et Coalition
PLUS demandent aux députés d'aller jusqu'au bout de leur démarche, et de
déposer, dès la rentrée parlementaire, une proposition de loi créant en
France la taxation des transactions financières, sur la même approche que
celle existant en Grande‐Bretagne.
Médecins Sans Frontières a lancé la Campagne « EUROPE ! TOUCHE PAS À NOS MÉDICAMENTS ». En ce moment, 8 personnes vivant avec le VIH sur 10 sont traitées avec des médicaments génériques provenant d’Inde et disponible à des prix abordables. Toutefois les politiques européennes en cours pourraient remettre en question ces fonctionnements, empêchant des millions de personnes dans les pays pauvres d’accéder aux médicaments.
Solthis se joint à la démarche de MSF qui vise à demander à la Commission Européenne d’arrêter :
Selon l'OMS, près d'un million de professionnels de santé manquerait en Afrique. Une pénurie, diagnostiquée depuis des années dont la sonnette d'alarme n'a été tirée qu'en 2006 par l'OMS. Malgré des traitements connus : déléguer les tâches, investir dans la formation, revaloriser les personnels de santé ; aucune thérapie ne semble vraiment suivie. Il faut ajouter à cela le constat d'un manque de financement et de volonté politique à agir sur ce terrain. Comment mieux comprendre cette problématique ? C'est la question à laquelle Solthis a cherché à répondre en réalisant une revue bibliographique illustrée par ses expériences de terrain.
Résumé
57 pays, dont 36 en Afrique subsaharienne et 6 en Asie du Sud Est, connaitraient une pénurie aigue de personnels de santé avec un déficit cumulé de 4,3 millions de personnels. A cette carence s’ajoute les inégalités criantes : l’Afrique compte que 3% des agents de santé de la planète alors qu’elle concentre 11% de la population mondiale et supporte 24% de la charge de morbidité mondiale. Cette « crise » des ressources humaines en santé empêcherait la réalisation des Objectifs du Millénaire malgré un accroissement des financements en faveur de la santé.
Les causes de cette situation sont bien connues, en premier lieu desquelles figurent l’insuffisance des formations dans les PED qui ne produisent pas assez de RHS pour compenser les pertes dues à l’attrition, à l’émigration et aux décès des personnels. A cette production insuffisante s’ajoute les faibles capacités d’absorption des pays : les programmes d’ajustement structurel des institutions financières internationales et le manque de volonté politique ont limité les dépenses en santé des pays. L’insuffisance de recrutement et les rémunérations limitées laissant ainsi de nombreux personnels de santé au chômage malgré la pénurie ou les poussant à se tourner vers des sources de revenus alternatives qui les éloignent des centres de santé publics. Ensuite, les velléités migratoires déplacent chaque jour des personnels de santé des zones défavorisées vers les zones les plus riches par cercles concentriques, au niveau local et national d’abord, puis continental, et enfin international. Cependant il faut noter que la fuite des cerveaux, même si elle reste un enjeu éthique d’importance en mettant un peu plus sous tension des systèmes déjà à l’agonie, semble marginale face à l’ampleur du problème : les médecins et infirmières nés en Afrique et travaillant dans un pays de l’OCDE représenterait moins de 12% de la pénurie totale estimée pour l’Afrique, 9% pour les pays d’Asie du Sud Est. A la pénurie quantitative à l’échelle nationale s’ajoute ou se substitue une inéquitable distribution des RHS sur les territoires, les zones rurales et isolées étant délaissé au profit de zones urbaines considérées comme plus attrayante en termes de conditions de vie, de travail, et de possibilités d’avancement. Et les perspectives d’évolution sont peu optimistes avec un fardeau croissant de la pandémie du VIH au Sud et une extension de la demande en RHS au Nord avec le vieillissement de la population.
Face à cette situation, plusieurs pistes d’actions ont émergé. La première consiste à adapter et augmenter drastiquement les formations de personnels au Sud. Cela nécessite notamment la création d’observatoire des RHS pour alimenter un plan national avec une vision à long terme des besoins à combler. Un deuxième type de stratégie est de se focaliser sur l’amélioration de la productivité des personnels déjà en place en optimisant leur utilisation. Il peut s’agir de recourir à des solutions innovantes liées aux technologies de l’information ou de mettre en place de systèmes de clinical mentoring pour soutenir les personnels en poste. Face à l’urgence, une des pistes privilégiée à court terme est de réorganiser le skill mix au sein des équipes de soins au travers de la délégation de tâches qui donne des responsabilités nouvelles à des cadres moins qualifiés dont le temps et le coût de formation moins importants permettent d’étendre rapidement le nombre. Dernièrement, les stratégies d’incitations à la performance semblent également gagner du terrain dans les pays d’Afrique centrale. Pour améliorer la rétention et corriger les déséquilibres dans la répartition des personnels de santé, divers types d’incitations financières, non financières et de mesures visant à revaloriser le travail des RHS sont mis en avant telles que la construction d’école dans les zones rurales ou la mise en place de système de protection pour les RHS.
Aucune de ces pistes ne constitue néanmoins un remède miracle et les recherches doivent être approfondies dans tous les domaines. A l’échelle internationale, il est du devoir des pays du Nord de mettre en place des limites éthiques au débauchage des RHS du Sud. Surtout, un engagement financier décisif est nécessaire pour renforcer durablement les systèmes de santé des PED. Si la communauté internationale et les agences de développement ont indéniablement inscrit cette problématique à leur ordre du jour, les changements réels tardent à se matérialiser.
Ce numéro 21 de Altermonde consacre son dossier à la Santé en partenariat avec Action for global health, Avocats pour la santé dans le monde, Médecins du Monde et Oxfam France
Solthis revient sur les programmes d’ajustement structurel imposés par le FMI conjugués au manque de volonté des politiques qui ont conduit certains pays à réduire drastiquement leurs dépenses de santé. 57 pays seraient aujourd’hui en pénurie aiguë de personnel de santé.
Solthis s'est associée aux associations françaises de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, pour lancer le 12 mai 2009, la campagne "Re-mind the gap".
Cette campagne, à laquelle participent plus d'une centaine d'associations de nombreux pays à travers le monde,
a pour but d'appeler les dirigeants des pays les plus riches, et
notamment la France, à augmenter d'urgence leur contribution au Fonds
Mondial de lutte contre le Sida, la tuberculose et le paludisme, dont
les besoins d'ici 2010 sont estimés à au moins 5 milliards de dollars
US supplémentaires.
Les engagements d'atteindre l'accès à la
prévention, à la prise en charge médicale et aux traitements pour tous
d'ici 2010, réitérés lors des deux derniers sommets du G8 par leurs
dirigeants, dont M. Nicolas Sarkosy, doivent être tenus. Cela suppose
obligatoirement une prise de conscience politique des pays du nord et
une accélération des efforts financiers.
Sans une réponse urgente
aux besoins financiers, les conséquences pour des millions de personnes
dans les pays du sud seront dramatiques.
campagne5milliardspourlefondsmondial.over-blog.org
Vous aussi, apportez votre soutien à cette campagne ! Vous pouvez envoyer la carte postale demanant au chef sur l'état à faire avancer la mise en place d’une taxe mondiale de 0,005% sur les transactions financière et de change, qui, sans altérer le fonctionnement du marché, pourrait dégager un revenu de 40 milliards de dollars par an pour financer la lutte contre la pauvreté et les maladies dans le monde.
Solthis est aussi signataire de la pétition appelant à la réalisation des investissements nécessaires pour un accès universel et gratuit aux soins de santé primaires exhaustifs. Cette pétition a été lancée à l'occasion de l'International Aids Society en juillet 2009 par différents mouvements de solidarité internationale en santé (sida, TB, palu, santé sexuelle et reproductive, santé maternelle, infantile).
Retrouvez le texte de la pétition sur le site web de Partners In Health (en anglais)

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