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Bi-annuelle, la Lettre de Solthis a pour vocation d'informer sur les activités des programmes et donner la parole à nos équipes sur le terrain ; mais aussi rendre compte des dernières actualités thérapeutiques, mettre à l'honneur des personnalités imminentes du monde du VIH ... Ses deux parutions annuelles s'inscrivent autour des Journées Mondiales de Lutte contre le Sida (Décembre) et à l'occasion de nos Assemblées Générales (Juin).
Pour toutes informations et /ou suggestions d'articles, merci de contacter Pénélope Autret.
Entretiens avec les Pr Himmich, le Pr Delaporte & le Pr Brucker, les co-présidents de la Conférence
Dépistage : Le déspistage à l’initiative du Soignant et les tests de Dépistage Rapide
Suivi biologique : Réactions des experts à l'étude DART
Dossier sur le phénomène des Perdus de vue : Quels outils? quelle réponse?
Tuberculose : Les MDR/XDR et le Guide pratique de l’OMS pour lutter contre les infections
Dossier sur les nouvelles Recommandations de l’OMS
Pharmacie : Les outils de gestion
Ce numéro est édité à l'occasion de la Conférence Francophone, Solthis revient sur certains des abstracts qui y seront présentés.
Entretiens: Pr Saidou Mamadou, Pr Patrice Debré
Solthis au Niger : Gestion des stocks ARV, Etre sous-bénéficiaire du Fonds Mondial
Solthis à Madagascar : Epidémiologie
Solthis au Mali : Génotypage
Solthis en Guinée : Décentralisation, Projet Co-Infection TB/VIH
Solthis au Burundi : Un nouveau défi
Parole d'expert : PTME : Retour CROI
Dossier : Système d'information
Les actus
SOLTHIS
Solidarité : un mot qui continue de gouverner nos actions au sud
Thérapeutique : l’accès aux traitements est un objectif clé pour une organisation non gouvernementale médicale. Grâce à ces actions de diffusion et d’organisation de l’accès aux soins, loin des capitales, nous pouvons regarder sans rougir un bilan de cinq ans qui a permis dans cinq pays l’initiation d’un traitement antirétroviral vital pour plusieurs milliers de patients.
Initiative : elle fut celle de débuter là où il n’y avait encore rien, de former là où il y a tant à faire encore, d’organiser là où tout était balbutiant. Mais notre Initiative doit être, dès aujourd’hui et plus encore demain, celle d’innover, d’inventer les moyens de mieux accéder aux patients, surtout ceux qui abandonnent leurs traitements et le suivi, ceux que l’on appelle tous en nous abritant derrière un terme épidémiologique facile les « perdus de vue ». Il nous faut comprendre et mettre en place des remèdes contre cette fatalité terrible de 10% voire 20% au Mali de mortalité souvent précoce chez des femmes et des hommes qui viennent à peine d’entrevoir l’espoir d’une survie. Pourquoi quand les traitements sont là, certains abandonnent-ils ? Discrimination, difficulté de vivre au quotidien une maladie pas tout à fait comme les autres, impossibilité d’effectuer un suivi régulier, pas envie que les autres sachent. On se cache, on s’enfonce dans le déni, la lassitude, des patients, des soignants ?
La dimension de la maladie VIH sans doute la plus difficile à appréhender est cette chronicité qu’elle implique lorsque l’on n’en meurt pas. Une chronicité presque nécessaire certes lorsque les traitements sont à la fois efficaces et bien tolérés, lorsque on a enfin accepté ce virus avec lequel on peut vivre une longue vie.
C’est un défi sans précédent, décidemment et pour cela nous ne serons pas assez des institutions internationales, nationales du nord, du sud des organisations, des soignants, des associations si nous n’imaginons pas des formes nouvelles d’accès et de communication aux populations, de libération de celles-ci face aux attitudes les plus rétrogrades de discrimination, d’accès durable aux soins, de partage efficace et de délégation respectée des tâches
Voilà les défis nouveaux que doit affronter SOLTHIS.
Entretiens: Pr Papa Salif Sow, Pr Robert Murphy
Solthis au Mali : Perdus de vue, Evaluation
Solthis au Niger : Recueil et analyse de données, Observatoire PTME
Dossier : Appui Nutritionnel
Solthis à Madagascar: Journées Scientifiques, Suivi virologique
Solthis en Guinée : Co-infection TB/VIH, Suivi charge virale
Dossier : Rupture des ARV
Cinq ans déjà que Solthis existe ! En cinq ans, le plaidoyer pour l’accès aux traitements antirétroviraux est enfin reconnu par tous. Il nous reste encore beaucoup à faire pour assurer la qualité de la prise en charge. L’accompagnement biologique et en particulier virologique doit être le garant de la qualité de la prescription et du suivi. Demain, nous ne mesurerons plus l’efficience de nos actions en nombre de traitements antirétroviraux institués mais en nombre de patients dont la charge virale est indétectable. C’est ensemble, acteurs du Nord et du Sud, que nous devons faire triompher ce plaidoyer. A nous de faire évoluer, avec les virologues et les chercheurs, les techniques pour que demain la mesure de la charge virale devienne aussi aisée qu’un test de dépistage rapide, chose impensable il y a encore quelques années.
La 15ème Conférence Internationale sur le Sida et les Infections sexuellement transmissibles en Afrique (CISMA en français ou ICASA en anglais), en décembre à Dakar, est un moment important pour faire le point sur les différentes initiatives en matière de lutte contre le VIH/sida mises en oeuvre en Afrique. Comme l’expriment bien les Prs Papa Salif Sow et Robert Murphy dans cette Lettre, c’est en travaillant ensemble que les équipes de soins africaines pourront avancer dans leur combat contre la maladie.
Il s’agit d’un moment important aussi pour les pays francophones qui retrouvent à cette occasion un espace d’expression devenu rare dans les conférences internationales. La francophonie trouve tout son sens quand elle permet l’expression d’une voix différente et complémentaire qui contribue à l’intérêt collectif de tous les patients africains.
Cette conférence représente une occasion importante pour Solthis de présenter, au plan international, son action de terrain au quotidien, en appui direct aux équipes de soins et aux politiques de santé nationales. Le travail de tous a été remarquable.
Les premiers résultats, présentés en communication orale, de l’étude sur les « patients perdus de vue » au Mali, mise en place dans le cadre d’un partenariat pluridisciplinaire avec les équipes de soins locales, les associations de patients, les épidémiologistes de l’Institut Pasteur et les économistes de l’école de Sciences Po de Paris, témoignent de l’importance des différents modes d’accompagnement du malade. Le Niger, qui a bien compris l’importance d’un système d’information de suivi des patients performant pour une prise en charge de qualité, présentera son dispositif national mis en place avec l’appui de Solthis.
Les premiers résultats du suivi virologique, issus du partenariat entre l’équipe du Pr Christine Rouzioux du CHU Necker et du Laboratoire national de référence d’Antananarivo à Madagascar, seront également présentés. Faire d’un concept une réalisation : hier l’accès aux traitements pour les malades, demain: l’accès plus précoce pour les personnes vivant avec le VIH et la surveillance virologique des traitements, voici un de nos axes prioritaires pour les années à venir.
Rendez vous dans cinq ans !
Entretiens :
Pr S. Eholié La co-infection
VIH/hépatite B: «couple-maudit»
Pr F. Dabis L'excellence au service du terrain
Dossier:
Stratégies
thérapeutiques et enjeux pharmacologiques
La virologie au Sud comme au
Nord
Solthis
au Mali : Les défis d'une prise en charge
décentralisée de qualité à Ségou, La PTME à Ségou
Solthis au Niger : Mère et enfant: une priorité,
La Coinfection VIH/TB, La prise en charge psychologique à Zinder
Solthis en Guinée : RDV six mois après
l'ouverture du programme
Solthis à Madagascar : Pour mieux comprendre
l'épidémie
Solthis : Regards croisés avec le CRASH et
le Centre d'éthique clinique de Cochin
Solthis partage l'un des progrès les plus importants en matière de
prise en charge médicale de l'infection
VIH au Sud: elle progresse de façon impressionnante dans la plupart des pays du
Sud! L'inégalité persiste mais la démonstration est faite que cette prise en
charge est possible. La formation des équipes médicales, l'information des
patients, la gestion des approvisionnements, permettent de traiter et de corriger
les déficits immunitaires de patients chaque jour plus nombreux. Les aléas persistent,
les résistances virales aux traitements, les effets secondaires apparaissent,
le maintien à vie du traitement et la gestion d'une maladie chronique posent
d'importants problèmes au Sud comme au Nord, mais la dynamique est là: le
traitement est possible et efficace au Sud. Ces avancées s'ajoutent aux progrès
majeurs des nouveaux traitements antirétroviraux bloquant l'entrée du virus ou son
intégration, dont on peut espérer qu'ils seront bientôt disponibles au Sud.
Pour autant la lutte contre l'infection n'est pas gagnée. Une
prévention efficace serait plus facile, plus utile, moins chère et moins
douloureuse. Quelles sont les avancées dans ce domaine? Certaines sont
spectaculairement positives, d'autres terriblement négatives. La prévention la
plus efficace aujourd'hui provient de la circoncision, vraisemblablement un
mode traditionnel d'hygiène et de protection contre les maladies sexuellement
transmissibles. Toutes les études le confirment: la circoncision préviendrait 50%
des contaminations et sa répartition géographique dessine une carte inverse de
celle du Sida. Les femmes en bénéficient secondairement par la moindre
prévalence de l'infection dans tous les pays où la circoncision est
quasi-généralisée.
De mauvaises nouvelles s'ajoutent malheureusement à ce concert de
réussite: les échecs répétés des vaccins. En effet, un essai d'immunisation thérapeutique
conduit par notre groupe avec l'aide de la Fondation Bettencourt-Schueller avec
un candidat vaccin recombinant: le canarypox exprimant des gènes du VIH,
administré chez des patients déjà infectés et traités a permis d'amplifier leur
immunité anti-VIH. Cependant, lors de l'interruption thérapeutique qui a suivi
cette immunisation, la réplication virale s'est révélée plus intense chez les
patients immunisés que chez ceux recevant un placebo... Un autre essai de
vaccination préventive (STEP) mené chez des volontaires à risque utilisait le
«candidat » vaccin considéré comme le plus sérieux: un adénovirus modifié non
pathogène et exprimant certains gènes du VIH. Cet essai a été définitivement
arrêté à mi-parcours du fait d'une fréquence plus importante d'infections VIH
chez les vaccinés que chez ceux recevant un placebo! Cet effet n'était
cependant observé que chez les volontaires déjà naturellement immunisés contre l'adénovirus
et non circoncis (vérifiant à nouveau l'efficacité de cette pratique). Que conclure
de ces deux mauvaises nouvelles: la vaccination en activant des lymphocytes CD4
anti-vaccin ou anti-VIH les rend plus réceptifs au VIH lui-même et favorise
l'infection! Faut-il généraliser cette observation à tous les «candidats» vaccins
anti-VIH? Il est trop tôt pour le dire, d'autres
études doivent être réalisées avant de tirer des conclusions définitives.
Une seule conclusion est certaine: la route sera longue, très longue
avant qu'un vaccin efficace contre le VIH ne voit le jour...
Dans ce contexte, les actions de Solthis n'en sont que plus
importantes!
Nous espérons que vous retrouverez dans cette Lettre l'esprit qui anime
nos équipes: faire en sorte qu'une prise en charge de qualité soit accessible
au plus grand nombre. Les articles de ce numéro reprennent les thèmes de notre
journée scientifique du 27 juin 2008 consacrée à l'actualité médicale de la
prise en charge en Afrique. Nous revenons notamment sur la récente polémique
soulevée par l'article d' Andrew Phillips autour du suivi virologique et publié
en avril dernier dans le Lancet.
Entretiens
Dr Moussa Ide
Dr Philippe Duneton
Solthis au Niger
Dossier : Focus SPECIAL FONDS MONDIAL
Solthis au Mali
Dossier : Focus 2e table ronde MSF / Solthis
Solthis à Madagascar
Solthis au Bénin
Solthis en Guinée-Conakry!
Plus que jamais les raisons d'espérer sont là. Certes, il n'y a pas encore lieu de crier victoire. Loin s'en faut. Et les derniers chiffres communiqués par l'ONUSIDA montrent qu'il ne faut pas relâcher nos efforts, mais au contraire redoubler nos engagements : plus de 33 millions de personnes vivant avec le VIH dans le monde, plus de 2,5 millions de nouveaux cas cette année et plus de 2 millions de morts dont 330 000 enfants... Une situation qui reste désastreuse, surtout en Afrique qui regroupe les deux-tiers des nouveaux cas et les trois quarts des décès.
Un virus qui continue de progresser, notamment en Asie, dans les Caraïbes, et en Europe de l'Est. Si les chiffres sont à la baisse, c'est uniquement du au changement de mode de calcul, non à une inversion de tendance épidémique.
D'abord celle de la mobilisation active an plan international, en particulier pour rassembler les moyens nécessaires à la mise sous traitement des malades. Michel Kazatchkine, directeur Général du Fond Mondial en témoigne dans cette lettre : plus de 1,4 millions de malades bénéficient d'un accès aux ARV. La stratégie "Country driven" laisse les Etats en situation de responsabilité dans la conduite de la lutte contre le Sida, élément essentiel de pérennité des programmes et de mobilisation effective surle terrain. Ceci rejoint la stratégie de Solthis.
Soulignons aussi la forte mobilisation de la France pour renforcer les financements par la création d'UNITAID, il y a un an. Philippe Duneton dresse ici un tout premier bilan, encourageant : 27 pays engagés pour contribuer au financement, par une taxe sur les billets d'avion principalement, processus promis à un développement à travers l'usage de billets électroniques et par le choix personnel, volontaire, du voyageur pour contribuer à la lutte.
Ces fonds sont aujourd'hui principalement dédiés à la lutte contre le VIH chez l'enfant, à la prévention de la TME, à l'accès aux ARV pédiatriques : immense besoin, priorité incontestable.
Mais la route sera longue, très longue, car il n'y a pas de solution miracle. Les espoirs d'un vaccin à court terme s'estompent, plus que jamais il faut assurer l'accès et le bon usage durable pour les ARV. Nous avons pour le faire cette formidable solidarité, peut-être la vraie réponse à la lutte contre les maladies et aux infections dont le VIH/Sida demeure l'exemple le plus dramatique, le plus insupportable... Cette maladie qui contribue à ruiner la santé des personnes malades mais également à exclure, à marginaliser les familles atteintes...
La lutte contre le sida demeure toujours un combat pour le respect des droits et de la dignité des personnes atteintes.
La lutte contre le sida, plus qu’aucune autre maladie, est à l’origine d’une coordination et d’actions nouvelles entre le Nord et le Sud. La 4ème conférence francophone qui s’est tenue à Paris en mars dernier a témoigné de cette dynamique. Sous l’impulsion de C Katlama, présidente de Solthis, et de JF Delfraissy, directeur de l’ANRS, cette conférence a rassemblé plus de 1600 personnes ressortissants de 60 pays pour échanger leurs expériences et partager leurs difficultés...
Entretiens
Bilan de la 4ème Conférence francophone VIH/sida : Pr. Jean-François Delfraissy
RESAPSI, un réseau de partenaires africains : Pr Serge Eholié
Dossier :
Focus 4ème Conférence Francophone VIH/sida
Focus Une loi spécifique pour les patients séropositifs?
Focus pédiatrique
Solthis au Bénin
Solthis au Niger
Solthis au Mali
Solthis à Madagascar
Le 1er décembre 2006, la journée mondiale du Sida consacrera le triste 25e anniversaire de cette maladie et annoncera au monde les nouveaux chiffres de la pandémie. Les 25 ans de cette maladie ne sont malheureusement pas associés à un enfléchissement de l'expansion du VIH, dont l'émergence en 1981 est aujourd'hui devenue une réalité médicale omniprésente et frappe toujours plus durement l'Afrique...
Entretiens
Paris Mars 2007 : Francophonie et VIH - Pr Christine Katlana
Enfance et VIH au Mali - Dr Miriam SYLLA
Solthis au Mali
Solthis à Madagascar
Solthis au Niger
Dossiers:
Enjeux éthiques et politiques
VIH/PVD : Nouvelles recommandations OMS VIH/Tuberculose
Les derniers chiffres communiqués en 2006 par l’ONUSIDA traduisent toujours l’extrême gravité de la situation des pays en développement face à l’infection à VIH et du sida. Près de 40 millions de personnes vivent avec le VIH, dont 2,3 millions d’enfants...
Entretiens
Mme Bettencourt
Dr Asma-Gali
Solthis au Niger
focus observance
Solthis au Bénin
focus nutrition
Solthis au Mali
Solthis à Madagascar
focus virologie
Malgré les déclarations de tous bords pour faire de la lutte contre le sida une priorité politique, malgré la mobilisation des professionnels de santé qui se fait jour, malgré la lente émergence de la reconnaissance des droits des personnes atteintes à être prises en charge, accompagnées, réinsérées, malgré nos succès réels auprès des patients enfin traités et suivis, la tache reste immense, urgente. Jamais l'Afrique n'a compté autant d'orphelins : la première cause de perte d'un ou des deux parents, c'est le sida. Plus de 40 millions d'orphelins, et l'UNICEF demande 1 milliard de dollars pour faire face...
Solthis au Mali
Tuo, Educateur Thérapeutique à Ségou
Prise en charge des mères et des enfants
Surveillance virologique
Solthis au Niger
Antirétroviraux
Solthis au Bénin
Enfants et VIH/Sida
Education thérapeutique
Le mot de la Directrice médicale

International Aids Society 2010
Rapport Yeni 2010
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International Aids Society 2010
Solthis signe la déclaration de Vienne
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